Cession de titres ou vente de fonds | AVITY avocats

Cession de titres ou vente de fonds de commerce : le choix est stratégique lorsqu’un dirigeant souhaite vendre son entreprise, transmettre une activité, organiser une reprise ou restructurer un groupe. Derrière cette alternative se cachent des conséquences juridiques, fiscales, sociales et opérationnelles très différentes.

Pour une PME, une société commerciale, une exploitation agricole, une entreprise viticole, un domaine, un château, une coopérative, un négociant ou un acteur des spiritueux, le choix entre cession de titres ou vente de fonds de commerce ne se limite pas au prix affiché. Il détermine ce qui est transmis, qui supporte les dettes, quels contrats sont repris, quels salariés suivent l’activité, quelles garanties doivent être négociées et quelles formalités doivent être accomplies.

En pratique, la cession de titres consiste à vendre les actions ou parts sociales de la société. L’acquéreur devient associé ou actionnaire et reprend indirectement l’ensemble de la société, avec ses actifs, ses contrats, ses dettes, son historique et ses risques.

La vente de fonds de commerce, au contraire, consiste à vendre une activité ou un ensemble d’éléments affectés à l’exploitation : clientèle, enseigne, nom commercial, droit au bail, matériel, stock, marques, site internet, contrats éventuellement transférés et autres actifs nécessaires à l’activité.

La bonne stratégie dépend donc du contexte : objectif du vendeur, profil du repreneur, niveau d’endettement, qualité des contrats, fiscalité, salariés, bail commercial, marques, autorisations administratives, risques contentieux et calendrier de l’opération.

Cet article constitue une information juridique générale. Il ne remplace pas une analyse personnalisée de l’entreprise, de son fonds, de ses titres ou de sa fiscalité.

Pour aller plus loin, vous pouvez consulter nos pages internes relatives au droit des sociétés, aux cessions et acquisitions d’entreprises, au droit commercial et au droit du vin, de la vigne et des spiritueux.

1. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : deux opérations très différentes

La cession de titres : vendre la société elle-même

Dans une cession de titres, le vendeur cède les parts sociales ou actions qu’il détient dans une société.

La société ne disparaît pas. Elle conserve sa personnalité morale, son numéro SIREN, ses contrats, ses salariés, ses dettes, ses créances, ses autorisations, son historique fiscal et social, ainsi que ses éventuels contentieux.

L’acquéreur n’achète donc pas seulement une activité. Il entre au capital de la société et en prend le contrôle, totalement ou partiellement.

Cette opération peut porter sur :

  • des parts sociales de SARL ;
  • des actions de SAS ;
  • des actions de SA ;
  • des parts de sociétés civiles ;
  • des parts de sociétés agricoles ;
  • des titres de sociétés détenant une exploitation, un domaine, un fonds ou des actifs immobiliers.

La cession de titres ou vente de fonds de commerce doit donc être analysée en fonction de ce que l’acquéreur souhaite réellement reprendre : une société entière ou seulement une activité.

La vente de fonds de commerce : vendre une activité

La vente de fonds de commerce porte sur un ensemble d’éléments affectés à l’exploitation commerciale.

Le fonds de commerce comprend généralement :

  • la clientèle ;
  • l’achalandage ;
  • le nom commercial ;
  • l’enseigne ;
  • le droit au bail ;
  • le matériel ;
  • les marchandises ;
  • les marques ;
  • les noms de domaine ;
  • les contrats nécessaires à l’exploitation, lorsqu’ils sont transmissibles ;
  • les autorisations ou licences, lorsque leur régime le permet.

La société venderesse continue d’exister après la vente, sauf dissolution ultérieure. Elle conserve ce qui n’est pas cédé : dettes, créances, contrats exclus, contentieux, trésorerie, immobilisations non comprises dans le périmètre et passifs non transférés.

En matière de cession de titres ou vente de fonds de commerce, la différence est donc fondamentale : dans la cession de titres, l’acquéreur reprend la société ; dans la vente de fonds, il reprend seulement un actif ou une activité.

2. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : que reprend l’acquéreur ?

En cession de titres, l’acquéreur reprend l’historique de la société

La cession de titres emporte un changement d’associé ou d’actionnaire, mais la société reste la même.

En pratique, l’acquéreur reprend donc indirectement :

  • les actifs ;
  • les dettes ;
  • les contrats ;
  • les salariés ;
  • les litiges ;
  • les risques fiscaux ;
  • les risques sociaux ;
  • les garanties données ;
  • les emprunts ;
  • les engagements hors bilan ;
  • les autorisations ;
  • l’historique juridique de la société.

Cette continuité peut être un avantage. Elle permet de conserver les contrats, les relations bancaires, les agréments, les autorisations, les références commerciales et les relations avec les fournisseurs ou clients.

Mais elle peut aussi être un risque. L’acquéreur reprend une société avec son passé. C’est pourquoi une cession de titres s’accompagne souvent d’un audit juridique, fiscal, social, comptable et contractuel, ainsi que d’une garantie d’actif et de passif.

En vente de fonds de commerce, l’acquéreur choisit davantage le périmètre

Dans une vente de fonds de commerce, l’acquéreur peut, en principe, mieux cibler ce qu’il reprend.

Il peut souhaiter acheter :

  • la clientèle ;
  • le droit au bail ;
  • le matériel ;
  • le stock ;
  • les marques ;
  • le site internet ;
  • certains contrats ;
  • certains fichiers ;
  • certains droits de propriété intellectuelle.

Il ne reprend pas automatiquement toutes les dettes de la société venderesse, même si certaines règles imposent des protections pour les créanciers, les salariés, l’administration fiscale ou certains cocontractants.

Cette différence explique pourquoi la cession de titres ou vente de fonds de commerce doit être arbitrée au cas par cas. Une vente de fonds peut rassurer un acquéreur qui ne souhaite pas reprendre tout l’historique de la société. Une cession de titres peut au contraire être plus adaptée si l’activité repose sur des contrats ou autorisations difficilement transférables.

3. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : le rôle des contrats

Les contrats sont au cœur de la stratégie

Avant de choisir entre cession de titres ou vente de fonds de commerce, il faut auditer les contrats essentiels à l’activité.

Il peut s’agir notamment :

  • du bail commercial ;
  • des contrats fournisseurs ;
  • des contrats clients ;
  • des contrats de distribution ;
  • des contrats de franchise ;
  • des licences de marque ;
  • des contrats informatiques ;
  • des contrats de maintenance ;
  • des contrats de financement ;
  • des contrats de prestation ;
  • des contrats de négoce ou d’approvisionnement ;
  • des contrats de distribution de vins ou spiritueux.

Dans une cession de titres, les contrats restent généralement dans la société, sauf clause de changement de contrôle, clause d’agrément, clause de résiliation ou clause d’information préalable.

Dans une vente de fonds de commerce, les contrats ne sont pas tous transmis automatiquement. Il faut vérifier, contrat par contrat, s’ils sont cessibles, si l’accord du cocontractant est nécessaire et si la cession du fonds suffit à les transférer.

Le bail commercial : un point souvent décisif

Lorsqu’une activité est exploitée dans un local commercial, le bail est souvent l’un des principaux actifs.

En cas de vente de fonds de commerce, le droit au bail peut être transmis avec le fonds, mais il faut vérifier les clauses du bail : agrément du bailleur, forme de l’acte, solidarité du cédant, destination des locaux, conditions d’exploitation et garanties.

L’article L. 145-16 du Code de commerce prévoit notamment, dans certains cas de fusion, scission, transmission universelle de patrimoine ou apport, la substitution de la société bénéficiaire dans les droits et obligations du bail, nonobstant toute stipulation contraire. Il prévoit également que le tribunal peut substituer des garanties suffisantes lorsque l’obligation de garantie ne peut plus être assurée dans les termes de la convention.

En matière de cession de titres ou vente de fonds de commerce, le bail peut donc orienter la stratégie. Si le bail est essentiel et difficilement cessible, une cession de titres peut parfois être plus simple. Si le bail est cessible avec le fonds, la vente du fonds peut être envisageable.

4. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : quelles conséquences pour les salariés ?

Vente de fonds et transfert des contrats de travail

En cas de vente de fonds de commerce, les contrats de travail attachés à l’activité peuvent être transférés au repreneur.

L’article L. 1224-1 du Code du travail prévoit que lorsque survient une modification dans la situation juridique de l’employeur, notamment par vente, fusion, transformation du fonds ou mise en société de l’entreprise, tous les contrats de travail en cours au jour de la modification subsistent entre le nouvel employeur et le personnel de l’entreprise.

Cette règle est déterminante. Le repreneur d’un fonds ne peut pas toujours choisir librement les salariés qu’il reprend si les conditions du transfert légal sont réunies.

Dans le cadre d’un choix entre cession de titres ou vente de fonds de commerce, l’analyse sociale doit donc être menée très tôt : effectifs, contrats, ancienneté, rémunérations, accords collectifs, litiges prud’homaux, arrêts maladie, clauses particulières et passifs sociaux.

Cession de titres et continuité de l’employeur

Dans une cession de titres, l’employeur ne change pas : c’est toujours la même société.

Les contrats de travail restent donc dans la société, sans transfert d’un employeur à un autre. En revanche, le changement de contrôle peut avoir des conséquences pratiques : gouvernance, réorganisation, management, départs de dirigeants, modification de stratégie, information des salariés ou obligations spécifiques selon la taille de l’entreprise.

Pour l’acquéreur, cela signifie que le passif social existant demeure dans la société acquise. L’audit social et la garantie d’actif et de passif sont donc essentiels.

5. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : quelles formalités ?

Les formalités de la vente de fonds de commerce

La vente de fonds de commerce est une opération formaliste.

L’article L. 141-12 du Code de commerce prévoit que toute vente ou cession de fonds de commerce doit, sauf exceptions, être publiée dans les quinze jours de sa date, à la diligence de l’acquéreur, dans un support habilité à recevoir des annonces légales et au Bulletin officiel des annonces civiles et commerciales.

Cette publicité permet notamment aux créanciers du vendeur de former opposition au paiement du prix. L’article L. 141-14 du Code de commerce prévoit que tout créancier du précédent propriétaire peut, dans les dix jours suivant la dernière des publications, former opposition au paiement du prix, selon les conditions prévues par le texte.

En pratique, une vente de fonds de commerce suppose notamment :

  • un acte de cession ;
  • l’enregistrement fiscal ;
  • les publications légales ;
  • la gestion du séquestre du prix ;
  • le traitement des oppositions ;
  • les formalités au registre du commerce et des sociétés ;
  • les formalités liées au bail ;
  • les formalités liées aux marques, noms de domaine ou autorisations.

La cession de titres ou vente de fonds de commerce ne présente donc pas le même calendrier. La vente de fonds impose souvent une période de séquestre et une vigilance particulière sur les oppositions.

Les formalités de la cession de titres

La cession de titres dépend de la forme sociale.

Pour une SARL, l’article L. 223-14 du Code de commerce prévoit que les parts sociales ne peuvent être cédées à des tiers étrangers à la société qu’avec le consentement de la majorité des associés représentant au moins la moitié des parts sociales, sauf majorité plus forte prévue par les statuts.

Pour une société civile, l’article 1861 du Code civil prévoit que les parts sociales ne peuvent être cédées qu’avec l’agrément de tous les associés, sauf aménagement statutaire.

Pour une SAS, il faut surtout examiner les statuts : agrément, préemption, inaliénabilité temporaire, exclusion, droit de sortie conjointe, promesse, pacte d’associés ou clauses de gouvernance.

En matière de cession de titres ou vente de fonds de commerce, les formalités de cession de titres peuvent paraître plus simples, mais elles exigent un audit statutaire et contractuel précis.

6. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : quelles différences fiscales ?

Fiscalité de la vente de fonds de commerce

La vente de fonds de commerce entraîne des droits d’enregistrement. L’article 719 du Code général des impôts prévoit que les mutations à titre onéreux de fonds de commerce ou de clientèles sont soumises à des droits d’enregistrement selon des fractions de valeur taxable.

La fiscalité ne se limite toutefois pas aux droits d’enregistrement. Il faut aussi analyser :

  • la plus-value réalisée par le vendeur ;
  • le régime fiscal de la société venderesse ;
  • la TVA éventuelle ;
  • les exonérations possibles ;
  • le sort des stocks ;
  • les immobilisations ;
  • les frais d’acte ;
  • la ventilation du prix entre éléments incorporels, matériel et marchandises.

La vente de fonds de commerce peut donc être intéressante pour l’acquéreur qui souhaite isoler une activité, mais son coût fiscal et les modalités de paiement du prix doivent être anticipés.

Fiscalité de la cession de titres

La cession de titres relève d’un autre régime fiscal.

L’article 726 du Code général des impôts prévoit notamment des droits d’enregistrement de 0,1 % pour certaines cessions d’actions, de 3 % pour les cessions de parts sociales dans les sociétés dont le capital n’est pas divisé en actions, après application d’un abattement, et de 5 % pour les cessions de participations dans des personnes morales à prépondérance immobilière.

Le vendeur doit également anticiper la fiscalité de la plus-value, qui varie selon sa qualité, la nature des titres, la durée de détention, le régime fiscal applicable et les éventuels dispositifs d’exonération ou d’abattement.

En pratique, la cession de titres ou vente de fonds de commerce ne doit jamais être arbitrée sans simulation fiscale. Le prix facial n’est pas toujours le prix réellement perçu après impôt, ni le coût réel pour l’acquéreur.

7. Cession de titres ou vente de fonds de commerce : garanties et risques

La garantie d’actif et de passif dans la cession de titres

Dans une cession de titres, l’acquéreur reprend une société avec son historique. Il est donc fréquent de prévoir une garantie d’actif et de passif.

Cette garantie vise à protéger l’acquéreur contre la révélation, après la cession, d’un passif ou d’une diminution d’actif dont l’origine est antérieure à la vente.

Elle peut couvrir notamment :

  • dettes fiscales ;
  • dettes sociales ;
  • litiges prud’homaux ;
  • contentieux commerciaux ;
  • dettes fournisseurs ;
  • garanties données ;
  • non-conformités réglementaires ;
  • erreurs comptables ;
  • risques environnementaux ;
  • risques liés aux autorisations ;
  • risques liés aux marques ou contrats.

La garantie d’actif et de passif est donc l’un des points essentiels d’une cession de titres.

Les garanties dans la vente de fonds de commerce

Dans une vente de fonds de commerce, l’acquéreur reprend en principe un actif déterminé. Le risque de passif historique est généralement plus limité, mais il n’est pas inexistant.

Il faut notamment vérifier :

  • la réalité de la clientèle ;
  • l’absence de nantissement non purgé ;
  • les oppositions des créanciers ;
  • la validité du bail ;
  • les inscriptions grevant le fonds ;
  • les contrats repris ;
  • les marques incluses ;
  • les autorisations nécessaires ;
  • la conformité de l’exploitation ;
  • les stocks ;
  • les éventuelles garanties de chiffre d’affaires ou de marge.

La stratégie cession de titres ou vente de fonds de commerce dépend donc aussi du niveau de risque accepté par l’acquéreur et des garanties que le vendeur est prêt à donner.

8. Cession de titres ou vente de fonds de commerce dans le secteur viticole et agricole

Domaines, châteaux et exploitations : attention au périmètre

Dans les secteurs agricole, viticole et des spiritueux, le choix entre cession de titres ou vente de fonds de commerce peut être particulièrement complexe.

L’activité peut reposer sur plusieurs éléments :

  • foncier ;
  • baux ruraux ;
  • bâtiments d’exploitation ;
  • stocks ;
  • matériel ;
  • marques ;
  • noms de château ;
  • autorisations administratives ;
  • contrats de distribution ;
  • contrats de négoce ;
  • appellations ;
  • salariés ;
  • sociétés d’exploitation ;
  • sociétés foncières ;
  • groupements agricoles ;
  • dettes bancaires ;
  • engagements environnementaux.

Dans certains cas, la cession de titres permet de préserver la continuité d’une structure, de ses contrats, de son exploitation et de ses autorisations.

Dans d’autres cas, la vente de fonds ou d’une branche d’activité permet de séparer les actifs utiles des passifs historiques ou des actifs immobiliers non compris dans l’opération.

Marques, noms de domaine et actifs incorporels

Pour les domaines viticoles, châteaux, coopératives et négociants, les actifs incorporels doivent être audités avec soin.

Il faut notamment distinguer :

  • la marque déposée ;
  • le nom de château ;
  • le nom commercial ;
  • l’enseigne ;
  • le nom de domaine ;
  • les étiquettes ;
  • les visuels ;
  • les fichiers clients ;
  • les contrats de distribution ;
  • les droits attachés aux appellations ou indications géographiques.

Une vente de fonds de commerce peut inclure certains de ces actifs, mais seulement s’ils sont correctement identifiés. Une cession de titres peut permettre une continuité plus naturelle, à condition que ces actifs appartiennent bien à la société cédée.

9. Audit cession de titres ou vente de fonds de commerce : les réflexes pour le vendeur

Le vendeur doit anticiper la structuration de l’opération.

Avant de choisir entre cession de titres ou vente de fonds de commerce, il doit notamment vérifier :

  • ce qu’il souhaite vendre ;
  • ce qu’il souhaite conserver ;
  • les dettes existantes ;
  • les contrats essentiels ;
  • le bail commercial ;
  • les salariés ;
  • les marques ;
  • les stocks ;
  • les autorisations ;
  • les contentieux ;
  • les garanties qu’il peut accepter ;
  • le coût fiscal de l’opération ;
  • le calendrier de cession.

Un vendeur peut préférer une cession de titres pour céder l’ensemble de la société et éviter d’y laisser des actifs ou passifs résiduels.

Il peut au contraire préférer une vente de fonds pour conserver la société, isoler une activité ou organiser une restructuration progressive.

10. Audit cession de titres ou vente de fonds de commerce : les réflexes pour l’acquéreur

L’acquéreur doit raisonner en termes de périmètre et de risques.

Avant de choisir entre cession de titres ou vente de fonds de commerce, il doit notamment se demander :

  • veut-il reprendre toute la société ou seulement l’activité ?
  • accepte-t-il de reprendre l’historique de la société ?
  • les contrats essentiels sont-ils transférables ?
  • le bail commercial est-il sécurisé ?
  • les salariés sont-ils transférés ?
  • les marques appartiennent-elles bien au vendeur ?
  • les autorisations sont-elles transmissibles ?
  • les dettes sont-elles maîtrisées ?
  • la fiscalité est-elle acceptable ?
  • les garanties proposées sont-elles suffisantes ?
  • le prix correspond-il réellement au périmètre repris ?

L’acquéreur doit également vérifier les éléments incorporels : marques, noms de domaine, fichiers clients, logiciels, bases de données, contenus numériques, comptes sociaux, licences et droits de propriété intellectuelle.

FAQ sur la cession de titres ou vente de fonds de commerce

Quelle est la différence entre cession de titres et vente de fonds de commerce ?

La cession de titres consiste à vendre les parts ou actions d’une société. L’acquéreur reprend indirectement toute la société, avec ses actifs, contrats, dettes et risques. La vente de fonds de commerce consiste à vendre une activité ou un ensemble d’éléments affectés à l’exploitation, sans transmettre automatiquement toute la société.

Cession de titres ou vente de fonds de commerce : quelle solution est la plus simple ?

Il n’existe pas de solution systématiquement plus simple. La cession de titres peut être plus fluide si les contrats, autorisations et salariés doivent rester dans la société. La vente de fonds peut être préférable si l’acquéreur veut isoler une activité et éviter de reprendre tout l’historique de la société.

L’acquéreur reprend-il les dettes dans une vente de fonds de commerce ?

En principe, l’acquéreur d’un fonds ne reprend pas automatiquement toutes les dettes du vendeur. Toutefois, des règles protègent certains créanciers, salariés ou administrations, et certaines dettes ou obligations peuvent être liées aux éléments repris. L’audit reste indispensable.

Pourquoi prévoir une garantie d’actif et de passif dans une cession de titres ?

Parce que l’acquéreur reprend une société avec son passé. La garantie d’actif et de passif permet d’organiser contractuellement la prise en charge de certains passifs ou risques antérieurs à la cession mais révélés après celle-ci.

Le bail commercial est-il transmis dans une vente de fonds de commerce ?

Le droit au bail peut être transmis avec le fonds, mais il faut vérifier les clauses du bail, les conditions de cession, les formalités, les garanties et l’éventuel agrément du bailleur.

Les salariés sont-ils repris dans une vente de fonds de commerce ?

Lorsque les conditions de l’article L. 1224-1 du Code du travail sont réunies, les contrats de travail en cours peuvent être transférés automatiquement au repreneur.

Cession de titres ou vente de fonds de commerce : quelle fiscalité ?

La fiscalité dépend de la nature de l’opération, du statut du vendeur, de la forme de la société, du prix, de la plus-value, des droits d’enregistrement et des éventuels régimes d’exonération. Une simulation fiscale est indispensable avant de choisir.

Dans le secteur viticole, faut-il privilégier la cession de titres ou la vente de fonds ?

Cela dépend du périmètre : foncier, baux ruraux, marques, stocks, contrats, salariés, autorisations, sociétés d’exploitation et dettes. Une cession de titres peut préserver la continuité d’une structure ; une vente de fonds peut permettre de reprendre seulement une activité ou certains actifs.

Conclusion

En matière de cession de titres ou vente de fonds de commerce, il n’existe pas de choix automatique. Chaque stratégie répond à une logique différente.

La cession de titres permet de transmettre une société dans sa continuité, avec ses contrats, ses salariés, ses autorisations, ses actifs et son historique. Elle est souvent adaptée lorsque l’activité repose sur des contrats difficilement transférables, des autorisations attachées à la société ou une organisation qu’il faut préserver. Elle impose en contrepartie un audit approfondi et une garantie d’actif et de passif solide.

La vente de fonds de commerce permet de céder une activité ou un ensemble d’actifs déterminés. Elle peut rassurer un acquéreur qui ne souhaite pas reprendre tout l’historique de la société. Elle suppose toutefois une rédaction très précise du périmètre cédé, une vigilance sur le bail, les salariés, les contrats, les marques, les créanciers et les formalités de publicité.

Pour les entreprises, exploitations agricoles, domaines viticoles, coopératives, négociants et acteurs économiques implantés à Bordeaux, en Gironde ou en Nouvelle-Aquitaine, le choix entre cession de titres ou vente de fonds de commerce doit être anticipé. Un audit juridique, fiscal, social et contractuel permet de sécuriser l’opération, d’éviter les mauvaises surprises et de choisir la structure la plus adaptée au projet de transmission ou de reprise.

 

 


À propos du cabinet AVITY

AVITY est un cabinet d’avocats à taille humaine, dédié au conseil et au contentieux des entreprises, des sociétés, des exploitations agricoles et des acteurs de la filière vitivinicole.

Le cabinet intervient notamment en droit des affaires et des entreprises, droit des sociétés, droit commercial, droit agricole et rural, droit du vin, de la vigne et des spiritueux, propriété intellectuelle, contrats, contentieux commerciaux, cessions d’entreprises et restructurations.

Implanté à Bordeaux, AVITY accompagne ses clients en Gironde, en Nouvelle-Aquitaine et sur l’ensemble du territoire français, notamment pour la structuration, la sécurisation, la négociation et la réalisation de leurs opérations de cession, acquisition ou transmission.

Pour toute question relative à une cession de titres ou vente de fonds de commerce, vous pouvez contacter le cabinet via la page contact AVITY.